Du fait divers au fait de société
Mercredi 1er octobre dans le square de l’ancien cimetière de St Gély une dame d’une résidence voisine promène son petit compagnon à 4 pattes : un caniche.
Deux molosses laissés sans surveillance sautent sur le petit chien et le dévorent sous les yeux horrifiés de la pauvre femme. En état de choc elle retournera à sa résidence en tenant désespérément le collier ensanglanté de son chien , c’est tout ce qui reste de l’animal.
Tous les résidents de l’endroit sont atterrés par cet accident, quelques voisines âgées et seules n’osent même plus sortir leur animal de compagnie.
Les propriétaires de ces animaux et de tous les animaux de compagnie en général sont-ils conscients des conséquences de leur laisser aller ? Ici le drame ne concernera que quelques personnes et ne déstabilisera que quelques ainés. Dans d’autres circonstances c’est un enfant qui chutera sous la hargne d’un animal errant.
Dans d’autres lieux, le jour, la nuit, c’est un animal délaissé et en souffrance qui aboiera et hurlera en semant dans le quartier, fatigue, énervement et zizanie.
Le dialogue avec les maîtres aboutit quelquefois. Plus souvent on se heurte à leur désinvolture, leur indifférence, voire leur agressivité.
Irresponsabilité et égoïsme… comportement qui se banalise dans notre société. Et c’est un signe inquiétant.
Un chien ça s’éduque,
Un citoyen aussi.
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Incroyable, mais vrai !
Vous vous souvenez sans doute que la réalisation hâtive du parking en bordure du parc de Fontgrande avait légitimement suscité un vif mécontentement !
Suffisamment pour que notre Maire expose ses arguments dans le journal municipal de juin :
« L’objectif est de faciliter le stationnement de tous les usagers » afin « d’accéder plus facilement aux services municipaux » et de viser alors « le personnel communal et les élus bien sûr mais également les personnes qui se rendent à la mairie, sans omettre les visiteurs de la maison de retraite, et les utilisateurs du parc et les mariées et leurs convives… sans oublier bien sûr de permettre aux usagers du terrain de foot de continuer leur activité dans l’espace réaménagé ».
Alors quelques mois plus tard, faisons l’état des lieux :
Des bornes qui ne permettent l’accès qu’au personnel communal et à quelques élus…
L’aménagement paysagé du terrain de foot : un grillage !
EDITO
Une opposition constructive pour une démocratie élargie.
C’est avec beaucoup de plaisir que nous vous proposons ce nouveau numéro de « La Voix ». Il est à la fois la manifestation de la bonne santé de notre association et le reflet du travail de fond engagé par ses différentes commissions.
Vous constaterez en effet que notre modeste feuille ne se limite pas à analyser l’action, toujours placée sous le signe de la démocratie minimale, de l’équipe municipale en place, mais qu’elle est aussi et surtout force de proposition.
Pour preuves le dossier sur le devenir du centre-ville, l’invitation à un débat en deux temps sur les déplacements alternatifs à la voiture individuelle à l’intérieur de notre petite ville et vers Montpellier ou encore le projet concernant la zone des Combals.
Notre volonté est d’intégrer plus directement les citoyens à l’élaboration des décisions qui les concernent et donc d’élargir le champ démocratique afin d’éviter le fatalisme et le conformisme. Le temps de la décision venue d’en haut est révolu. L’élection ne donne pas les mains libres pour 6 ans. Elle doit s’accompagner de la prise en compte de l’avis des habitants avant le lancement de projets d’ampleur. La différence est grande entre une ligne figurant dans un programme électoral et le détail d’une réalisation.
Cette volonté de faire souffler plus fort le vent de la démocratie, vous l’avez comprise et soutenue. Il suffit pour s’en convaincre de se référer aux encouragements écrits et (ou) financiers que nous avons reçus et qui nous permettent d’imprimer ce numéro.
Nous vous en remercions vivement.
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Marcher et vivre au cœur du vieux village
Le cœur d’une localité devrait être un espace de convivialité, de rencontre où chacun, qu’il soit jeune ou âgé, mobile ou handicapé, seul ou avec des enfants… puisse se déplacer, flâner, échanger, se distraire sans craindre pour sa sécurité. Chacun a sa vision de la ville ou du village idéal et un modèle type peut difficilement faire l’unanimité. Mais nous avons tous traversé des localités qui nous ont séduits par une mise en valeur de leur patrimoine, par des espaces verts et fleuris particulièrement soignés, par des lieux propices à la promenade.
A Saint Gély, le cœur du vieux village est un lieu où il est difficile de se sentir en harmonie avec les gens et avec l’environnement. La partie haute de la Grand’ rue et la place de l’Affenage ont certes fait l’objet d’une restructuration mais elle nous laisse depuis des années sur notre faim. Il suffit d’emprunter à pied ou à vélo les rues adjacentes, place de l’église et partie basse de la Grand’rue, pour constater l’incohérence du cœur du vieux village.
C’est un fait la traversée de St Gély par la Grand’rue n’incite pas à la flânerie :
Mille raisons favorisent toujours l’immobilisme. Pourtant des localités, parfois modestes, de notre canton ont anticipé la transition que nous allons vivre dans les prochaines années.
Le tout voiture se termine, il est urgent de repenser le cœur de ville pour favoriser les plus fragiles sans pénaliser ceux qui y vivent et y travaillent :
Mais le cœur du vieux village n’est pas le seul point noir à Saint Gély, il est urgent d’avoir UNE VISION GLOBALE et PROSPECTIVE de la circulation. Par exemple, pour délester la circulation dans le centre, il est nécessaire que les quartiers nord disposent d’une bretelle de raccordement au LIEN…
Nous proposons :
SINISTRE VOIRIE
Après les intempéries qui frappent, en automne, notre région, le spectacle de beaucoup de rues à Saint Gély est lamentable, avec des trous et fissures innombrables sur la chaussée et sur les trottoirs.
Tout n’est que rapetassage, bricolage, cache misère, travail au rabais.
Quelques questions :
La majorité municipale préfère économiser notre argent plutôt que de l’investir dans des réseaux et des équipements collectifs. Nous, nous voulons un cadre de vie propre, pratique, sécurisé plutôt qu’un bas de laine à la banque !
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Marchés publics : clause sociale
Chaque collectivité territoriale, chaque municipalité peut mettre en œuvre une politique d’insertion sociale.
La situation professionnelle, économique et sociale d’une trop grande partie de la population ne cesse de se dégrader avec une politique nationale libérale et antisociale qui accompagne la crise au lieu de la combattre. Il est du devoir de chacun et des pouvoirs publics en particulier d’agir.
Les pistes d’action sont nombreuses contrairement au discours fataliste largement répandu. A chacun de s’emparer du levier qui est le sien !
Concrètement, nos élus demanderont à la municipalité en place d’introduire une clause sociale d’insertion dans les contrats publics qu’elle passe avec les entreprises (article 14 du code des marchés publics). En d’autres termes, un tel dispositif imposerait aux entreprises qui passent un marché avec la municipalité de réserver des emplois pour des personnes en insertion (travailleurs handicapés, personnes sans diplôme ou en reconversion, bénéficiaires du RMI, chômeurs de longue durée, jeunes en attente d’un premier emploi …).
Les facteurs de réussite d’une stratégie d’insertion via les marchés publics ne sont pas négligeables. Cependant, il ne faut pas pour autant oublier qu’une fois l’insertion professionnelle réussie, les personnes jusqu’alors exclues ont le droit à un emploi et des conditions de travail qui leur permettent de vivre et faire vivre dignement leur famille.
Saint-Gély en action lance le débat.
Améliorer les transports à Saint-Gély, c’est possible.
Il n’est plus besoin de rappeler l’importance des transports doux (vélo, marche) et des transports en commun en termes de santé, d’économie, d’environnement, de lien social. Les transports en commun sont également une nécessité pour les personnes âgées ou non à mobilité réduite ou encore sans moyen de locomotion.
Consciente de l’acuité de cette question, l’association Saint-Gély en Action vous propose donc d’engager un débat sur ces questions.
Dans un premier temps, elle vous propose de communiquer vos demandes, vos suggestions sur le site de l’association. Il s’agira d’identifier les besoins et attentes des habitants, de discuter des solutions les plus économiques en termes d’efficacité, de possibilité de mise en place, de respect de l’environnement etc..
Nous vous proposons trois axes de réflexion :
Dans un deuxième temps, nous vous convierons au printemps prochain à une réunion-débat pour faire des propositions concrètes répondant aux besoins de tous et à l’amélioration de la qualité de la vie à Saint-Gély.
Ces propositions seront reprises par nos élus devant le conseil municipal.
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Au conseil municipal
La séance du 10 juillet a, pour l’essentiel, été consacrée au règlement intérieur régissant le conseil municipal. Ce texte est fondamental puisqu’il définit la place accordée à l’opposition et établit ainsi les bases du fonctionnement de la démocratie locale.
Nos élus ont déposé dix-huit amendements. Aucun n’a été retenu ! pourtant certains reprenaient textuellement le modèle de règlement proposé par l’association des maires de France.
En conséquence :
Refus de la part de l’équipe municipale en place d’allongement du délai de convocation au delà des cinq jours minimum, refus de questions possibles pour le public en fin de conseil, refus de la communication des rapports établis par les commissions à l’ensemble des membres du conseil , refus de représentation d’ « À gauche toute » aux travaux des commissions en qualité d’auditeur, refus de création de comités consultatifs sur tout problème d'intérêt communal avec la participation d’ associations locales ».
Au final, il apparaît donc que la municipalité actuelle n’arrive pas à se projeter dans une vision apaisée des relations entre majorité et opposition, ne veut pas mettre à profit les compétences des élus de 40% des Saint-Gillois et redoute toute initiative permettant d’élargir le champ d’intervention de la population.
Au conseil municipal la démocratie locale minimale continue d’ être la règle.
Lors de la séance du 16 octobre,
suite à des demandes émanant de Saint-Gillois inquiets de l’utilisation d’armes à feu près de leurs maisons, nos élus ont exigé que soit mise en place sur le territoire communal la distance minimale de chasse de 150 mètres à proximité des habitations.
Conscients qu’il est nécessaire de conserver la gendarmerie à Saint-Gély, nos élus ont émis un vote favorable à la construction de la nouvelle gendarmerie.
Par contre, ils se sont montrés très réservés quant à l’adoption de la collecte individuelle des ordures ménagères. En effet ce nouveau dispositif entraîne un accroissement de 7% de l’imposition. En conséquence nos élus ont demandé qu’un débat soit organisé au sujet de cette question.
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