Du fait divers au fait de société
Mercredi 1er octobre dans le square de l’ancien cimetière de St Gély une dame d’une résidence voisine promène son petit compagnon à 4 pattes : un caniche.
Deux molosses laissés sans surveillance sautent sur le petit chien et le dévorent sous les yeux horrifiés de la pauvre femme. En état de choc elle retournera à sa résidence en tenant désespérément le collier ensanglanté de son chien , c’est tout ce qui reste de l’animal.
Tous les résidents de l’endroit sont atterrés par cet accident, quelques voisines âgées et seules n’osent même plus sortir leur animal de compagnie.
Les propriétaires de ces animaux et de tous les animaux de compagnie en général sont-ils conscients des conséquences de leur laisser aller ? Ici le drame ne concernera que quelques personnes et ne déstabilisera que quelques ainés. Dans d’autres circonstances c’est un enfant qui chutera sous la hargne d’un animal errant.
Dans d’autres lieux, le jour, la nuit, c’est un animal délaissé et en souffrance qui aboiera et hurlera en semant dans le quartier, fatigue, énervement et zizanie.
Le dialogue avec les maîtres aboutit quelquefois. Plus souvent on se heurte à leur désinvolture, leur indifférence, voire leur agressivité.
Irresponsabilité et égoïsme… comportement qui se banalise dans notre société. Et c’est un signe inquiétant.
Un chien ça s’éduque,
Un citoyen aussi.
Le prolongement de l’esplanade du marché jusqu’au ruisseau Pezouillet interdit désormais la circulation dans la rue du Devois. Et, mesure aggravante, cette rue est barrée par des plots rendant même inaccessibles l’ancien parking S-E du marché et celui du « pôle jeunesse et culture ».
1) La circulation automobile.
La rue du Devois, passant devant la gendarmerie, permettait la jonction de la rue du Patus (ou route de St Clément) et de la rue de Coulondres (accès au quartier commercial des Lavandins, aux routes de Ganges, des Matelles et de Prades).
Empruntée par nombre d’habitants des quartiers Est de St Gély, cette rue du Devois permettait d’alléger la circulation dans l’artère principale, l’avenue du Pic St Loup, entre le rond-point de la poste et les sorties Nord du village.
D’une manière générale les urbanistes considèrent que la circulation automobile, dans une agglomération étirée en longueur comme St Gély, doit se faire « en fuseau » afin de fluidifier le trafic en diminuant la fréquentation de l’axe principal. Couper une des « fibres » de ce réseau (fût elle sinueuse comme la rue du Devois) est donc néfaste à l’ensemble. Dans la zone Est de St-Gély, il ne reste plus que la rue des Érables pour délester l’axe rue du Pic-St-Loup.
2) Les Parkings.
Au moment où l’on crée des parkings dont la nécessité n’a pas été démontrée dans le parc de Fontgrande, il semble aberrant de supprimer le parking Est du marché. En effet, les plots barrant la rue du Devois juste après la gendarmerie interdisent l’accès des voitures au parking Est du marché (et au pôle jeunesse et culture) si on n’est pas un athlète, il ne reste plus qu’à diminuer le poids de ses achats ! Les commerçants l’ont bien compris. Ils ont fait circuler une pétition demandant le rétablissement de l’usage de ce parking qui préexistait à l’extension de l’esplanade.
3) L’Esplanade elle même :
Force est de constater que l’aménagement coûteux (prix ?) de cette esplanade outre les gros inconvénients qui viennent d’être énoncés n’apporte rien de positif à l’organisation urbaine de St-Gély.
C’est un triste espace désertique qui ne s’anime que les jours de fête foraine, de salon de la chasse ou de marché aux puces, soit environ 4 fois par an. Cet espace était d’ailleurs utilisé de la même manière, ou presque, avant l’aménagement.
Qu’est ce qui empêche de barrer la rue du Devois dans ces circonstances festives et de la laisser ouverte à la circulation le reste du temps ?
Pour toutes ces raisons et quels que soient les autres projets urbains (existent-ils ?) de la municipalité, nous pensons que cette erreur d’aménagement est parfaitement récupérable et espérons qu’elle sera réparée, ce qui ferait honneur à l’intelligence de nos édiles.
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