Du fait divers au fait de société
Mercredi 1er octobre dans le square de l’ancien cimetière de St Gély une dame d’une résidence voisine promène son petit compagnon à 4 pattes : un caniche.
Deux molosses laissés sans surveillance sautent sur le petit chien et le dévorent sous les yeux horrifiés de la pauvre femme. En état de choc elle retournera à sa résidence en tenant désespérément le collier ensanglanté de son chien , c’est tout ce qui reste de l’animal.
Tous les résidents de l’endroit sont atterrés par cet accident, quelques voisines âgées et seules n’osent même plus sortir leur animal de compagnie.
Les propriétaires de ces animaux et de tous les animaux de compagnie en général sont-ils conscients des conséquences de leur laisser aller ? Ici le drame ne concernera que quelques personnes et ne déstabilisera que quelques ainés. Dans d’autres circonstances c’est un enfant qui chutera sous la hargne d’un animal errant.
Dans d’autres lieux, le jour, la nuit, c’est un animal délaissé et en souffrance qui aboiera et hurlera en semant dans le quartier, fatigue, énervement et zizanie.
Le dialogue avec les maîtres aboutit quelquefois. Plus souvent on se heurte à leur désinvolture, leur indifférence, voire leur agressivité.
Irresponsabilité et égoïsme… comportement qui se banalise dans notre société. Et c’est un signe inquiétant.
Un chien ça s’éduque,
Un citoyen aussi.
Chaque collectivité territoriale, chaque municipalité peut mettre en œuvre une politique d’insertion sociale.
La situation professionnelle, économique et sociale d’une trop grande partie de la population ne cesse de se dégrader avec une politique nationale libérale et antisociale qui accompagne la crise au lieu de la combattre. Il est du devoir de chacun et des pouvoirs publics en particulier d’agir.
Les pistes d’action sont nombreuses contrairement au discours fataliste largement répandu. A chacun de s’emparer du levier qui est le sien !
Concrètement, nos élus demanderont à la municipalité en place d’introduire une clause sociale d’insertion dans les contrats publics qu’elle passe avec les entreprises (article 14 du code des marchés publics). En d’autres termes, un tel dispositif imposerait aux entreprises qui passent un marché avec la municipalité de réserver des emplois pour des personnes en insertion (travailleurs handicapés, personnes sans diplôme ou en reconversion, bénéficiaires du RMI, chômeurs de longue durée, jeunes en attente d’un premier emploi …).
Les facteurs de réussite d’une stratégie d’insertion via les marchés publics ne sont pas négligeables. Cependant, il ne faut pas pour autant oublier qu’une fois l’insertion professionnelle réussie, les personnes jusqu’alors exclues ont le droit à un emploi et des conditions de travail qui leur permettent de vivre et faire vivre dignement leur famille.
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